En Belgique, 30 % des installations ont au moins 15 ans
Avec le carburant automobile, le chauffage est de loin le plus grand poste de dépenses énergétiques des ménages ; il dépasse largement le coût du chauffage de l’eau des sanitaires, de l’éclairage ou des appareils ménagers électriques. L’on peut donc s’étonner que notre pays compte encore plus d’un million de chaudières affichant au moins 15 ans au compteur, ce qui représente 3 chaudières sur 10. L’explication : les gains apportés par une nouvelle chaudière sont toujours fortement sous-estimés.
Le Belge moyen pense que 4,8 % du budget du ménage est consacré au chauffage, suivi par le carburant pour la voiture (4,2 %). Ensuite, il pointe l’électricité (3,8 %), puis la production d’eau chaude (3,2 %) et enfin l’eau (3,1 %). C’est donc ce que le Belge moyen pense de ses dépenses relatives. Mais il sous-estime systématiquement le coût du chauffage par rapport à l’électricité et à l’eau chaude. Ainsi, le coût du chauffage est certainement 5 fois plus élevé que celui de l’électricité (chauffage = 75 %, éclairage = 2 %, appareils électriques = 11 % et eau chaude = 12 %). Mais il apparaît de surcroît que les personnes qui sont encore équipées d’une installation de chauffage âgée de 15 ans ou plus (ce qui concerne 30 % des interrogés) sous-estiment considérablement l’impact d’un remplacement de cette installation sur le budget du ménage.
Uniquement en cas de rénovation
Selon une étude réalisée par Viessmann auprès de plus de 500 Belges*, 37 % des personnes interrogées déclarent qu’une nouvelle installation n’améliorerait que peu, voire pas du tout, leur efficience énergétique. Le fait que l’ancienne installation semble encore « bien » fonctionner (44 %) et le prix d’une nouvelle (30 %) sont les principales pierres d’achoppement au remplacement de l’ancienne installation.
Patrick O de Viessmann : « C’est dommage de penser cela parce qu’une nouvelle installation peut se révéler jusqu’à 35 % plus efficiente qu’une installation affichant au moins 15 ans au compteur. Concrètement, cela signifie que l’on récupère le prix d’achat d’une nouvelle installation en à peine 5 ans (si l’on tient compte également de la déduction fiscale de 40 %). Apparemment, nombreux sont les gens qui pensent encore que la rentabilisation d’un éventuel investissement prendrait beaucoup plus de temps. Et avec le renchérissement continu des prix des carburants, cette période ne fera que se raccourcir dans les prochaines années. » Le nouveau site www.museedeschaudieres.be explique de manière ludique qu’investir dans une nouvelle installation de chauffage est le meilleur choix pour le budget familial.
Autre conclusion de l’enquête : les personnes qui acquièrent une nouvelle installation de chauffage le font généralement dans le cadre d’une rénovation : pas moins de 91 % des gens qui achèteront une nouvelle installation de chauffage dans les cinq prochaines années le feront pour un projet de rénovation. Il est par ailleurs frappant de constater que le Belge estime le délai de récupération de l’investissement dans des panneaux ou des boilers solaires beaucoup plus long que celui des installations « traditionnelles » comme une chaudière au gaz ou au mazout.
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